Transformation du cacao : les capacités de production Neo Industry passent de 32.000 à 80.000 tonnes

Les installations de ce fleuron de la transformation locale du cacao ont visitées, le vendredi 5 septembre 2025, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

C’est donc une autre bonne nouvelle pour le producteur camerounais de cacao. Outre les prix alléchants à l’exportation, tournant autour de 5000 FCFA, le kg, le secteur de la transformation locale est également à plein boom. En témoigne, la capacité de transformation de Neo Industry, qui est passée de 32.000 tonnes en 2019 à 80.000 tonnes six ans plus tard. En marge de la cérémonie de distribution de la prime qualité cacao Kekem, le 10 août 2021, le ministre du Commerce qui a visité le site de ce fleuron de la transformation locale du cacao, n’a pas hésité à féliciter, au nom du gouvernement, le promoteur de cette industrie,  Emmanuel Neossi, pour cette extension remarquable.

« Cette industrie est la première unité la plus moderne avec une technologie de dernier cri dans le monde et va devenir la première unité en Afrique avec une telle capacité », a vanté Luc Magloire Mbarga Atangana, lors de sa visite des installations. Cette montée en puissance industrielle redessine fondamentalement les équilibres du marché cacaoyer camerounais. « Il faut que les producteurs sachent tirer avantage de cet investissement nouveau qui arrive et des autres investissements qui ont été encouragés par le gouvernement, parce que cela crée deux marchés : le marché à l’exportation, et désormais un important marché intérieur qui représente près de 200.000 tonnes sur une production de 400.000 tonnes », a expliqué le Mincommerce.

Cette transformation locale du cacao repositionne avantageusement le producteur camerounais sur l’échiquier cacaoyer mondial. « Le producteur devient par conséquent un acteur majeur dans le marché, il ne peut plus se laisser dicter la loi par les acheteurs. Il a désormais son mot à dire », a insisté le membre du gouvernement. Avant de préciser que « L’ambition du gouvernement est de transformer localement 40 à 50% à minima notre production nationale ».

Près de 128 millions de FCFA de prime redistribués à Kekem et Mfou

Pour le compte des campagnes 2020/2021 et 2021/2022, ce sont 85,4 millions de FCFA qui ont été distribués, le 5 septembre 2025, aux producteurs méritants du Haut-Nkam, dans la région de l’Ouest, en récompense à la commercialisation d’un cacao de qualité. Ce, en plus de la somme colossale de de 13 milliards de FCFA perçue de la vente directe du cacao.

Un jour avant, à Mfou, chef-lieu du département de la Mefou et Afamba, dans la région du Centre, ce sont 42,5 millions de FCFA, représentant la prime qualité cacao, qui ont été distribués aux producteurs,  au titre des campagnes 2020-2021 et 2021-2022. Cette enveloppe s’ajoute à 16 milliards de FCFA récoltés pendant la dernière campagne cacaoyère à travers les ventes directes de cacao.

Lors de cette étape, le Mincommerce a tenu à repréciser la position du Cameroun face au règlement européen sur la déforestation, dont l’échéance est fixée au 30 décembre de cette année. Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, « le marché européen est une chose, il n’est pas le seul. Le marché asiatique est en train de prendre de l’ampleur. Le marché africain, il faut le rappeler, c’est 1 milliard, 300 millions de consommateurs. L’Union européenne, c’est 550 consommateurs. Le marché africain représente plus du double du marché de l’Union européenne. Donc, il ne faut pas toujours raisonner uniquement en termes de marché européen. Pour parler des unités de transformation locale du cacao, c’est précisément pour favoriser la consommation au sein du continent et localement de notre cacao ».

Blaise Nnang

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