Agro-industrie : les groupes brésiliens Trilhas et Adilson envisagent s’implanter au Camerounais

La délégation d’hommes d’affaires conduite par le ministre Conseiller à l’Ambassade du Cameroun au Brésil, S.E Paulin Martial Tchuenzette, reçue en audience, le vendredi 24 avril dernier, avait pour objet principal de présenter au ministre du Commerce ces groupes deux entités brésiliennes qui entendent désormais prendre pied sur le marché camerounais.

Ils opèrent dans le secteur agroindustriel, principalement dans le secteur de la viande bovine et, plus largement, dans l’ensemble de la filière carnée les groupes brésiliens Trilhas et Adilson envisagent s’implanter au Cameroun. Cette volonté a été réaffirmée lors d’une audience accordée, le vendredi 24 avril dernier, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana à une délégation d’hommes d’affaires conduite par le ministre Conseiller à l’Ambassade du Cameroun au Brésil, S.E Paulin Martial Tchuenzette.

Au cours de cette audience, Luc Magloire Mbarga Atangana a replacé cette visite dans une perspective stratégique plus large, celle d’une vision claire de l’industrialisation. Ce, en félicitant les opérateurs brésiliens d’avoir porté leur choix sur le Cameroun, qu’il a qualifié de « terre d’accueil, terre d’attractivité, terre d’opportunités ». « Le Cameroun ne veut plus se limiter au simple échange des biens ou des services. Le Cameroun veut développer sa capacité locale à accroître ses productions. Être capable de produire massivement au Cameroun plutôt que d’importer ce que le Brésil produit », a affirmé le ministre du Commerce, posant ainsi les jalons d’un partenariat orienté vers la transformation locale.

Le Mincommerce a également insisté sur les atouts structurels du pays. Stabilité institutionnelle, liberté d’entreprendre, loi sur les incitations à l’investissement jugée « extrêmement favorable » aux entreprises qui s’y installent, jeunesse de la population, richesse du sol et du sous-sol, diversité des paysages : le tableau qu’il brosse est celui d’une économie solide et accueillante. Il a par ailleurs rappelé que le Cameroun représente près de 50 % du PIB de l’Afrique centrale, ce qui en fait une porte d’entrée incontournable pour tout investisseur visant le continent. « Quand vous investissez au Cameroun, cela signifie que vous avez investi dans toute l’Afrique centrale. Et si vous produisez au Cameroun, vous pourrez vendre dans toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, investir au Cameroun, c’est également tirer profit de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), forte de 1,3 milliard de consommateurs, mais également des Accords de partenariat économique conclus avec l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Ces accords, a-t-il précisé, confèrent aux produits camerounais un accès en franchise de droits de douane sur ces marchés représentant environ 500 millions de personnes supplémentaires. Des débouchés que le Cameroun considère, à ce titre, comme une extension naturelle de son marché intérieur.

B. N

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *