OMC : la convergence des positions entre Yaoundé et Canberra sur les grandes questions commerciales internationales
Dans le cadre des préparatifs de la 14ème Conférence Ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue en mars 2026 à Yaoundé, Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu en audience de travail la Haut-Commissaire d’Australie à Abuja, S.E Leilani Bin-Juda, le 6 août 2025.
Le Cameroun entend faire de la 14ème Conférence Ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue en mars 2026 à Yaoundé, un moment historique pour le continent africain. Car au-delà des enjeux commerciaux, c’est bien l’image de l’Afrique qui sera en jeu en mars prochain à Yaoundé. Et, face aux défis qui s’annoncent, les coalitions d’États partageant des visions similaires ont souvent plus de chances de faire entendre leur voix. Et, c’est déjà le cas entre le Cameroun et l’Australie, les deux pays ont décidé de faire front commun. Une alliance stratégique qui pourrait peser lourd dans les négociations à venir.
Cette convergence de positions entre Yaoundé et Canberra sur les grandes questions commerciales internationales, s’est dégagée entre Luc Magloire Mbarga Atangana et la Haut-Commissaire d’Australie à Abuja, S.E Leilani Bin-Juda, lors de l’audience du 6 août 2025. Des séances de travail approfondies sont d’ores et déjà programmées pour affiner la réflexion sur les grands enjeux de cette conférence ministérielle. Ces rencontres techniques permettront d’élaborer des propositions concrètes et réalisables. Lors de cette rencontre, le ministre du Commerce a réaffirmé l’engagement total du gouvernement : « Nous mobiliserons toutes les énergies nécessaires pour garantir une organisation exemplaire de cet événement majeur et pour faire honneur à l’Afrique », a-t-il précisé.
Sur les attentes du continent lors de cette 14ème Conférence Ministérielle de l’OMC, Luc Magloire Mbarga Atangana a martelé que « Dans un contexte d’insécurité alimentaire mondiale persistante, affectant de manière disproportionnée les économies en développement, il est impératif que la CM14 produise des résultats tangibles et crédibles ». Pour sa part, la diplomate australienne n’a pas caché son optimisme quant aux perspectives de cette conférence. Selon elle, la CM14 pourrait bien être le catalyseur des réformes que l’OMC attend depuis des années : restructuration institutionnelle, encadrement du commerce électronique, finalisation de l’accord sur les subventions à la pêche et révision des accords agricoles. Autant de chantiers complexes qui nécessiteront toute l’expertise la diplomatie camerounaise.
Il faut dire que cette 14ème Conférence Ministérielle revêt une importance particulière pour l’Afrique. Après Nairobi en 2015, c’est au tour du Cameroun d’accueillir ce grand rendez-vous mondial du commerce. Un honneur qui n’est pas le fruit du hasard, mais bien la reconnaissance du dynamisme économique de notre pays et de son leadership en Afrique.
Blaise Nnang








