Filière café : Le Cameroun plaide pour un marché international du café plus équitable et plus durable

Le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, prend part aux travaux de la 142e session de l’Organisation internationale du café (OIC), qui se déroulent du 28 au 30 septembre 2026 et réunissent les représentants des pays producteurs et consommateurs, ainsi que les acteurs de l’industrie caféière mondiale.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a porté la voix du Cameroun à Genève, en Suisse, à l’occasion de la 142e session de l’Organisation internationale du café (OIC). Le membre du gouvernement prend part à ces travaux qui se déroulent du 28 au 30 septembre 2026 et réunissent les représentants des pays producteurs et consommateurs, ainsi que les acteurs de l’industrie caféière mondiale. Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, Luc Magloire Mbarga Atangana a porté un plaidoyer en faveur d’un marché international du café plus équitable et plus durable. Une intervention qui met en lumière une préoccupation majeure des pays producteurs : la nécessité de concilier les exigences croissantes du marché mondial avec une rémunération juste des acteurs à la base de la production.

A la suite des représentants du gouvernement suisse, de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et du Centre du Commerce International (CCI), le ministre camerounais du Commerce, a insisté sur le lien indissociable entre la durabilité de la filière caféière et la situation économique et sociale des producteurs. Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, les nouvelles exigences imposées par les marchés ne sauraient être considérées indépendamment de la juste rétribution du travail des producteurs. Il a ainsi rappelé que les efforts consentis pour répondre aux impératifs de durabilité doivent trouver une contrepartie économique à la hauteur des investissements réalisés. En substance, la durabilité ne peut se limiter au respect des normes environnementales et des critères de conformité. Elle doit également garantir aux producteurs des conditions de rémunération leur permettant de vivre dignement de leur activité et de poursuivre leurs investissements dans la production.

Accompagner les producteurs dans leur adaptation aux nouvelles contraintes

Au-delà de la question de la rémunération, le ministre camerounais du Commerce a attiré l’attention des participants sur les conséquences que pourraient avoir les nouvelles exigences des marchés sur l’accès des produits des pays producteurs aux débouchés internationaux. Il a notamment invité les différents acteurs à accompagner les producteurs dans leur adaptation à ces nouvelles contraintes, afin que les normes de durabilité ne se transforment pas en barrières non tarifaires disproportionnées. Cet appel souligne les défis auxquels sont confrontés les pays producteurs, notamment en matière de mise en conformité, de traçabilité et d’adaptation aux nouvelles exigences commerciales. L’enjeu est de faire de la transition vers une filière plus durable un levier de compétitivité et d’inclusion, plutôt qu’un facteur d’exclusion des producteurs les plus vulnérables.

En terminant son intervention, Luc Magloire Mbarga Atangana a appelé les membres de l’Organisation internationale du café à renforcer le partenariat public-privé et la coopération internationale. Pour le Ministre, la construction d’une filière mondiale du café véritablement durable passe par une mobilisation collective des États, des organisations internationales et des acteurs privés, autour d’objectifs communs : une meilleure répartition de la valeur, une plus grande inclusion des producteurs et un développement équilibré du secteur.

B. N

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