SAFINUM 2026 : le 1er Salon de la finance numérique annoncé à Yaoundé, du 26 au 28 novembre
Présenté lors d’une conférence de lancement, le 07 octobre dernier, le Salon de la finance numérique (Safinum) prolonge les travaux du Comité national économique et financier (CNEF). Pour cette première édition, SAFINUM annonce 15 nationalités et plus de 54 exposants, ainsi que des experts, start-up, acteurs financiers et innovateurs. Conférences, tables rondes, expositions et sessions d’expertise permettront d’explorer les nouveaux enjeux de la finance numérique.
La finance camerounaise passe donc à la vitesse numérique.Le Salon de la finance numérique (SAFINUM), dont le lancement a été annoncé, le 07 octobre dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, réunira du 26 au 28 novembre 2026 les principaux acteurs de la finance, de la technologie et de l’innovation. 15 nationalités et plus de 54 exposants, ainsi que des experts, start-up, acteurs financiers et innovateurs y sont attendus. Conférences, tables rondes, expositions et sessions d’expertise permettront d’explorer les nouveaux enjeux de la finance numérique.L’événement s’inscrit dans le prolongement des Journées scientifiques des 6 et 7 juin 2024, organisées sous l’autorisation du ministre des Finances, président du Comité national économique et financier (CNEF). Ces travaux avaient débouché sur un agenda et une feuille de route destinés à accélérer la digitalisation du secteur financier camerounais.
Les journées scientifiques sur l’économie numérique, faut-il le rappeler, avaient mis en lumière la faible transformation du secteur financier camerounais. Parmi les causes : le manque de structures d’accompagnement et de financement de l’innovation, les difficultés des fintechs à lever des fonds et la résistance des populations à la culture numérique. Pour y répondre, le CNEF, présidé par le ministre camerounais des Finances, avait prévu une foire annuelle dès l’exercice 2026. La première édition s’ouvre donc avec une triple ambition : soutenir l’entrepreneuriat dans les services financiers numériques, former le capital humain nécessaire et renforcer la confiance numérique.
Avec 20 000 visiteurs locaux et internationaux attendus, Safinum 2026 vise entre autres objectifs de contribuer à la matérialisation de l’agenda pour l’accélération de la transformation numérique du secteur financier du Cameroun ; d’améliorer l’offre des services financiers numériques ; de promouvoir les innovations technologiques en matière de finance numérique et de positionner le salon comme le rendez-vous annuel de référence de la fintech locale et régionale.
Selon Emmanuel Cho Asafor, directeur national adjoint de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le Ministre a aussi validé l’agenda destiné à accélérer cette digitalisation. Pour lui, l’enjeu dépasse la banque : « C’est la finance, c’est la technologie, mais c’est transversal. Tout le monde en dépend », de la vendeuse de papayes payée par mobile money à l’industriel.
Trois jours, 54 stands et cinq tables rondes
Le programme annonce 54 stands, cinq tables rondes et des rencontres B to B et B to C. Le hackathon « Innovate Finance » mobilisera trois jours durant développeurs, designers et experts, chargés de concevoir des prototypes répondant aux défis des entreprises, des banques et des institutions. Le pitch elevator donnera trois minutes aux porteurs de projets pour convaincre des investisseurs potentiels, avec à la clé, un financement, du mentorat et l’accès à un réseau professionnel. Ce dispositif, apprend-on, vise précisément le maillon faible identifié par le CNEF : la rencontre entre l’innovation et le capital. Les usages, eux, évoluent déjà vite. Opérations bancaires depuis chez soi, souscription de titres sur le marché financier d’un simple clic sur un téléphone : Emmanuel Cho Asafor y voit une source de valeur ajoutée pour le système financier comme pour l’ensemble de l’économie, et des opportunités pour une jeunesse tournée vers le numérique. Rendez-vous annuel, le Safinum sera ensuite porté par les acteurs du secteur. Le CNEF sera là « juste pour encadrer, mais pas pour entrer dans l’organisation », précise-t-il, une fois les associations de fintechs et les sociétés de paiement structurées.
Les opérateurs avancent leurs arguments
Deux sponsors se sont exprimés. Huawei, présent dans 170 pays, plaide pour une finance inclusive. « Celui qui ne peut pas se digitaliser ne peut pas résister dans ce monde », avertit sa représentante. Joël Ndjodo, directeur général de Wave Cameroun, relève de son côté un problème d’accessibilité du paiement mobile dans le pays. Ces prises de parole, venues d’acteurs engagés sur le marché, rappellent un enjeu central : l’argent numérique ne transformera l’économie que s’il atteint effectivement ceux qui en dépendent chaque jour. Le Safinum devra montrer, d’ici le 28 novembre 2026, que les échanges débouchent sur des financements et des solutions concrètes pour les fintechs locales.
Entre un hackathon, des pitchs de trois minutes et des tables rondes, le Safinum sera jugé sur ce qu’il laissera derrière lui : des fintechs financées, des solutions testées et des Camerounais qui, du marché de quartier au marché financier, paient et épargnent d’un simple clic.
Pour les partenaires de cet événement, ces différentes articulations permettront de renforcer son réseau et interagir directement avec de nombreuses parties prenantes (clients, partenaires, investisseurs, innovateurs, distributeurs, prescripteurs, etc.) ; tester et/ou découvrir des solutions innovantes qui révolutionneront les services financiers numériques, et accroître sa visibilité et sa notoriété, prospecter, tout en attirant de nouveaux partenaires.
Blaise Nnang








