Cacao : la campagne 2026/2027 s’ouvre dans un contexte de montée en puissance de la transformation locale
Selon un communiqué du ministère du Commerce, la campagne cacaoyère 2026/2027 sera officiellement lancée, le jeudi 6 août 2026, à l’hôtel de ville de Yaoundé, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Cette campagne intervient dans un contexte mondial marqué par un retournement du cycle majeur caractérisé par une forte correction des prix mondiaux, après les sommets inédits atteints en 2023 et 2024.
Si les signaux du marché mondial du cacao, ne sont pas très reluisants pour le producteur camerounais. Sur le plan interne, il y a des raisons d’espérer, pour la campagne cacaoyère qui sera officiellement lancée, le 6 aout 2026 par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. En effet, cette campagne s’ouvre, alors que la transformation locale connait une montée en puissance, avec une capacité locale de l’ordre de 250 000 tonnes, soit près de 70 à 80% de la production nationale au cours des dernières campagnes, un élément qui pourrait être déterminant pour l’amélioration du prix au producteur. A cet élément, il faut ajouter le nouveau débouché pour le cacao camerounais que constitue le marché voisin du Nigéria, fort de sa population de près de 245 millions de consommateurs et d’une capacité installée, en termes de transformation locale de près de 150 000 tonnes.
« Il s’agira par conséquent, au cours de la campagne cacaoyère 2026/2027, de tirer pleinement avantage de ce nouveau contexte qui s’inscrit en droite ligne de la transformation structurelle de l’économie camerounaise prescrite pat le Chef de l’Etat, par le biais d’un dialogue structuré, transparent et responsable entre les différents maillons de la chaine pour une répartition équitable de la valeur générée par la fève », précise le Mincommerce.
Baisse de l’offre et recul de la demande mondiale du cacao
Par rapport à la campagne cacaoyère 2026/2027, les premières estimations, apprend-on du Mincommerce, laissent entrevoir une baisse possible de l’offre dans les principaux pays producteurs, du fait notamment des conditions climatiques défavorables en Afrique de l’Ouest. Pour ce qui est de la demande mondiale, tout semble indiquer qu’elle sera, elle aussi, en recul, en particulier dans les pays occidentaux, où l’on observe une certaine tendance au recours à des matières grasses alternatives au beurre de cacao par les fabricants de chocolat, pour contrecarrer les prix, jugés élevés, de la fève. En contraste, la demande dans les pays asiatiques affiche une dynamique intéressante et porteuse d’espoir pour les pays producteurs.
Assurer une rémunération plus juste et plus durable des producteurs.
En prélude à l’ouverture de l’ouverture solennelle de la campagne cacaoyère 2026/2027, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, accompagné du ministre de l’Agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobe, a présidé l’ouverture, le mercredi 5 août 2026, du Forum national sur la rémunération des producteurs. Une rencontre qui réunit pouvoirs publics, organes de filière et organisations, industries et acteurs de la filière cacao autour d’un même objectif : réfléchir aux mécanismes susceptibles d’assurer une rémunération plus juste et plus durable des producteurs. Pendant deux jours d’échanges et de réflexion à l’hôtel de ville de Yaoundé, du 5 au 6 août 2026, il est attendu de ce Forum, des recommandations aux engagements pour le bon déroulement de la nouvelle campagne cacaoyère.
B. N








