Boucle du Dja : Paul Biya autorise des emprunts de 27,4 milliards FCFA pour le PDRI-Dja
Le président de la République, Paul Biya a signé le jeudi 30 juillet 2026, un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) trois accords de financement d’un montant cumulé de 41,92 millions d’euros, soit environ 27,4 milliards de FCFA, destiné au Projet de développement rural intégré de la boucle minière du Dja (PDRI-Dja), porté par le Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja (PADI-Dja).
Le développement rural de la boucle minière du Dja, à cheval entre les régions de l’Est et du Sud, vient de franchir une étape institutionnelle décisive. En effet, le jeudi 30 juillet 2026, le président de la République Paul Biya a signé le décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) trois accords de financement d’un montant cumulé de 41,92 millions d’euros, soit environ 27,4 milliards de FCFA. Ce financement est destiné au Projet de développement rural intégré de la boucle minière du Dja (PDRI-Dja), porté par le Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja (PADI-Dja), déjà présent sur le terrain dans les régions de l’Est et du Sud. Le décret ouvre la voie à la signature effective des conventions de financement, préalable indispensable à tout démarrage concret des activités du projet.
Contrairement à une simple opération de soutien à la production agricole, le PDRI-Dja, explique-t-on, affiche une ambition plus large : permettre aux communautés rurales de capter davantage de valeur à travers la transformation locale, le stockage, le conditionnement et la commercialisation des produits du territoire. Le texte présidentiel ne détaille pas la répartition exacte des 27,4 milliards de FCFA entre les trois accords à signer, ni le calendrier précis de décaissement. Ce projet prévoit un accompagnement structuré des filières agricoles, pastorales et halieutiques, ainsi qu’un appui à la consolidation des coopératives rurales, y compris les coopératives d’épargne et de crédit destinées à améliorer l’accès des producteurs aux services financiers. Deux coopératives d’utilisation du matériel agricole en commun (CUMA), l’une dans l’Est et l’autre dans le Sud, doivent également voir le jour pour moderniser l’équipement des exploitations familiales.
Plusieurs infrastructures attendues
Le volet infrastructures occupe une place tout aussi centrale dans l’architecture du projet : ouverture et réhabilitation de routes rurales, amélioration de l’accès à l’électricité et à l’eau potable, construction et réhabilitation d’infrastructures scolaires, renforcement des réseaux de télécommunication à travers les radios rurales, la téléphonie mobile et l’accès à internet, sont autant de réalisations attendues. Le coordonnateur du PADI-Dja, Blondeau Talatala, informe-t-on, a d’ores et déjà invité les populations résidentes, les organisations paysannes et les acteurs économiques locaux à se préparer à saisir les opportunités qu’offrira cette nouvelle phase du programme, dont l’ambition affichée est de faire des communautés locales, les premières bénéficiaires de la transformation annoncée.
Ce financement de la BID s’inscrit dans la continuité de l’intervention du PADI-Dja dans la zone depuis plusieurs années. Reste désormais à observer le rythme auquel les trois conventions seront effectivement signées, et le calendrier de mise en œuvre opérationnelle qui en découlera pour les populations de l’Est et du Sud.
Le PADI-Dja, rappelle-t-on, a par exemple engagé des travaux sur certains tronçons de route : Mindourou-Messamena (105 km), Messok – Zoulabot II (46,5 km), Messamena-Tessang-Kouah-Evanesso’o (33 km), Lomié-Alat Makaye (70 Km). Ces travaux permettent non seulement de rétablir la circulation sur ces tronçons de route dont la plupart étaient fermés, mais surtout, de faciliter l’évacuation des produits agricoles qui foisonnent ici, à l’instar du bananier plantain, du cacao, des tubercules, et même des produits forestiers non ligneux.
B. Essama








