Autoroute Yaoundé-Douala (Phase 2) : le MINTP instruit le respect du tracé arrêté

Premier projet passé en revue, le 5 mai 2026, au cours de la revue des projets routier, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a procédé à une évaluation détaillée de l’état d’avancement de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala (141,1 km), un projet structurant exécuté par la China First Highway Engineering Company.

Les travaux de construction de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala (141,1 km), activités connaissent donc une évolution progressive sur le terrain. Les progrès enregistrés, les contraintes relevées sur le terrain, ainsi que les perspectives d’accélération des travaux, ont été évalués lors à l’ouverture de la revue des projets routiers engagée, le 5 mai dernier au ministère des Travaux publics. S’agissant particulièrement de ce projet structurant, sur le plan technique, il a été réitéré que le tracé de l’autoroute ne connaîtra aucune modification, avec une vitesse de référence maintenue à 110 km/h, conformément aux standards définis pour ce type d’infrastructure. Emmanuel Nganou Djoumessi a également instruit l’actualisation de certains instruments contractuels, notamment le contrat commercial, ainsi que la consolidation des conventions liant le projet au LABOGENIE, en charge des missions de contrôle technique et géotechnique.

Sur le terrain, l’on note le démarrage des travaux dans la région du Littoral. Les premières interventions ont été facilitées par un processus d’indemnisation anticipée des personnes affectées par le projet, facilitant ainsi la libération progressive et accélérée des emprises nécessaires. Le Mintp, a précisé que les ressources destinées au paiement de ces indemnisations sont déjà mises à disposition pour des opérations qui vont se poursuivre.

Les équipes techniques, déjà mobilisées sur plusieurs fronts, poursuivent les travaux de déforestage, de débroussaillage ainsi que les études d’exécution, dans une dynamique coordonnée. Dans le département de la Sanaga maritime, les avancées sont significatives. À cet effet, le Mintp a prescrit la validation progressive des études d’exécution par sections de 10 km, en vue de sécuriser la qualité technique du projet et d’assurer une meilleure maîtrise des délais.

Par ailleurs, le Mintp a salué la performance de l’entreprise en charge des travaux ainsi que celle de la commission d’évaluation des indemnisations de la Sanaga Maritime, dont l’efficacité a permis de maîtriser les coûts liés aux compensations. Il a en conclusion, instruit l’ensemble des parties prenantes à maintenir la cadence des travaux, à intensifier les interventions dans les zones libérées et à veiller au strict respect des normes techniques, environnementales et sociales, pour la livraison de l’infrastructure dans les meilleurs délais.

Près de 80 projets passés en revue

A l’ouverture des travaux de cette revue, le Mintp, Maître d’ouvrage a appelé les acteurs  à un changement de paradigme dans le suivi des projets routiers. Au-delà de la mobilisation constatée sur les différents sites en travaux, il a insisté sur l’exigence de résultats tangibles et sur l’efficacité des interventions sur le terrain. En effet, la présence des entreprises et des missions de contrôle ne saurait suffire ; le suivi des projets doit se caractériser par une amélioration perceptible de la circulabilité sur les axes. Dans cette dynamique, le Mintp a salué les progrès enregistrés ces derniers mois, notamment sur les axes Yaoundé-Douala et Edéa-Kribi, tout en appelant à maintenir ou à intensifier les efforts. Les échanges conduits par le maitre d’ouvrage visent prioritairement à faire émerger les contraintes qui freinent l’exécution des projets, afin d’y apporter des solutions concertées.

S’agissant des projets en attente de démarrage, le MINTP a mis un accent sur le respect des chronogrammes. Il a notamment évoqué les contrats récemment conclus sur les axes Ngaoundéré-Garoua et Edéa-Kribi, pour lesquels, il a exigé une clarification immédiate du niveau effectif de démarrage des travaux. L’objectif est d’éviter tout décalage entre la contractualisation et la mise en œuvre sur le terrain. Des orientations ont par ailleurs été formulées  en matière de préparation des projets, notamment en ce qui concerne le réseau routier structurant, long de 18 157 km. L’ambition affichée est d’y garantir une circulabilité continue, avec une vitesse moyenne d’au moins 60 km/h, aussi bien sur les routes bitumées que sur les routes en terre.

Dans le même registre, le Mintp a insisté sur la rigueur dans le suivi des projets en rappelant le caractère obligatoire du journal de chantier. Outil de traçabilité et d’évaluation de la mobilisation des équipes, celui-ci doit être tenu de manière régulière et exhaustive, afin de refléter fidèlement la réalité des travaux au quotidien.

Blaise Nnang

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