Route Ebolowa-Akom II-Kribi : le démarrage effectif des travaux sur le terrain annoncé entre mars et avril 2026

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé, le 4 mars 2026, une réunion avec les parties prenantes du projet routier Ebolowa-Akom II-Kribi. Avec pour objectif de lever les derniers obstacles administratifs et techniques, en amont de la signature attendue d’un accord de financement de 130,4 milliards de FCFA.

Malgré les assurances du président de la République, le 31 décembre 2023 au cours de son traditionnel discours de fin d’année, les travaux de construction de la route Ebolowa-Akom II-Kribi n’ont effectivement pas démarré sur le terrain en 2024. Pourtant Paul Biya rassurait que « les négociations avec les bailleurs de fonds, qui ont longtemps achoppé sur les questions environnementales, sont finalement en train d’aboutir. Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour que la construction de cette route, tant attendue par les populations concernées, démarre effectivement en 2024 ». Cette fois-ci, l’on annonce ce début des travaux pour les mois de mars et avril 2026. C’est ce qui est ressortit d’une concertation tenue, le 4 mars dernier au ministère des Travaux publics. Une concertation qui a permis de passer en revue les points de blocage restants avant l’entrée en vigueur de l’accord et la prise de possession complète du site par l’entreprise adjudicataire.

Selon le ministère des Travaux publics, les échanges ont notamment porté sur la finalisation des procédures d’expropriation et d’indemnisation des populations impactées, l’alignement des documents du projet avec les exigences du partenaire technique, la finalisation des conditions d’effectivité de l’accord de financement et la sécurisation de la libération des emprises. Les participants o cette concertation ont également étudié des dispositions visant à maintenir la circulation sur l’axe avant le lancement des travaux lourds, annoncé entre mars et avril 2026. Plusieurs sections sensibles ont été identifiées, avec des instructions du MINTP pour garantir la continuité du trafic et éviter toute perturbation.

Cette réunion intervient après l’avis de non-objection délivré, le 18 décembre 2025 par le comité de crédit de l’assureur du prêt, autorisant la signature de l’accord de financement et levant d’importantes contraintes environnementales, informe-t-on au MINTP. L’on précise même que l’entreprise chargée des travaux a déjà engagé des opérations préparatoires : approvisionnement en matériaux, préfabrication de certains composants techniques et programmation d’études complémentaires. Au cours de cette concertation, le MINPT a demandé un contrôle plus strict des dépenses liées aux installations de chantier, afin d’orienter l’essentiel des ressources vers les travaux de construction. Il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à accélérer pour tenir le calendrier prévu. À l’issue de la concertation, un calendrier actualisé des actions prioritaires a été adopté.

Déjà 15 ans d’attente

La construction de la route Ebolowa-Akom II-Kribi est une promesse du chef de l’État faite aux populations de la région du Sud du pays à l’occasion du Comice agropastoral d’Ebolowa en 2011. Le projet a été attribué à ICM à la suite de la visite d’État effectuée par Paul Biya du 20 au 22 mars 2017 en Italie. Le 4 août 2023, le chef de l’Etat avait autorisé le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, de signer un accord de prêt d’environ 130,4 milliards de FCFA avec la Standard Chartered Bank Londres pour la construction de cette route. Et la signature de cet accord de financement reste toujours attendue.

Le 22 août 2023, Paul Biya habilitait également Alamine Ousmane Mey à contracter un nouveau prêt de 8 milliards de FCFA auprès de la même banque anglaise, devant servir à l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan de gestion environnementale et sociale (PGES). Ce qui porte le coût global du projet à 138,23 milliards de FCFA. Ce projet vise à renforcer la connectivité entre la région du Sud et la ville portuaire de Kribi, en facilitant la circulation des marchandises et des passagers le long d’un corridor économique stratégique.

B. Essama

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