Projets routiers : des solutions pratiques préconisées pour accélérer l’exécution
Concentrer leurs capacités des entreprises sur les opérations prioritaires ; maintenir la circulation sur les autres itinéraires en attendant l’achèvement des projets majeurs ; clôturer les marchés des projets pour lesquels la défaillance des entreprises est désormais avérée, etc. Ce sont-là autant de solutions préconisées par le ministère des Travaux publics, pour accélérer l’exécution des projets routiers.
La revue interne des projets routiers engagée, le 28 juillet 2026 au ministère des Travaux publics et qui s’est poursuivie, le 29 juillet dernier, avec l’examen du portefeuille de la Direction des investissements routiers (DIR), première structure opérationnelle, a permis de passer en revue ses projets, a permis de passer en revue la situation de ses 54 projets, dans un contexte marqué par les contraintes d’exécution du budget 2026. Au-delà de l’évaluation des performances, l’exercice, présidé par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a également permis d’identifier des solutions concrètes qui vont aboutir à l’accélération des projets.
Des orientations arrêtées pour améliorer les performances du portefeuille de la DIR au terme des échanges, le Mintp, a en effet prescrit la clôture des marchés des projets pour lesquels la défaillance des entreprises est désormais avérée, après les procédures réglementaires de notification et l’établissement des bilans de clôture. Pour les entreprises intervenant simultanément sur plusieurs projets, il a été recommandé de concentrer leurs capacités sur les opérations prioritaires. Tandis que le maintien de la circulation devra être assuré sur les autres itinéraires, en attendant l’achèvement des projets majeurs. Cette approche, précise-t-on, vise à éviter la dispersion des ressources humaines et financières.
Par ailleurs, le Mintp a instruit les services financiers de prioriser le paiement des décomptes des entreprises dont les projets affichent un taux d’exécution supérieur à 30%, dans le but de favoriser leur achèvement. S’agissant spécifiquement de l’entreprise CFHEC, les paiements devront être orientés en priorité vers les projets déjà achevés. Cette mesure vise à apurer les engagements de l’État et de renforcer la capacité de l’entreprise à poursuivre les projets structurants qui lui sont confiés.
9 projets achevés sur 36 dans le portefeuille DIR
Le portefeuille de la Direction des investissements routiers (DIR), rappelle-t-on, comprend 36 projets en cours d’exécution, 9 projets achevés et 9 autres en phase de passation. Les travaux en cours représentent un volume financier d’environ 1 400 milliards de FCFA TTC, dominé par l’autoroute Yaoundé-Douala Phase II, la route Ebolowa-Akom II-Kribi, la Pénétrante Est de Douala Phase II et la route Olounou-Oveng.
L’examen de ces projets a mis en évidence des avancées significatives avec l’achèvement de plusieurs opérations d’entretien confortatif, la fin des travaux de rétablissement de la circulation à la falaise de Dschang et la Pénétrante Est de Douala Phase II, dont le taux d’exécution a atteint 92%. Les deux projets majeurs que sont l’autoroute Yaoundé-Douala Phase II et la route Ebolowa-Akom II-Kribi sont dans leur phase active, même si plusieurs contraintes persistent. Notamment, la libération des emprises, la finalisation des procédures contractuelles, la mobilisation des financements et la mise en œuvre des exigences environnementales et sociales des bailleurs.
Les travaux de cette revue ont en outre permis d’identifier plusieurs projets présentant des risques critiques ou des retards importants, liés notamment à la faible mobilisation de certaines entreprises, aux difficultés de trésorerie, aux retards de paiement, à la lenteur des procédures de contractualisation des missions de contrôle ou encore à la libération incomplète des emprises.
B. N








