Banques commerciales CEMAC : malgré les offres de la BEAC, les besoins en liquidités sont en baisse début 2026
Alors que la BEAC a annoncé, le 21 avril 2026, une opération principale d’injection de liquidités de 450 milliards FCFA sur le marché monétaire, prévue du 23 au 30 avril avec un taux minimum de 4,75 %., l’offre de liquidité de 500 milliards de FCFA faite, le 14 avril 2026 n’a pas été entièrement captée. Selon les résultats de cette opération, que vient de rendre publique l’institut d’émission des six pays de la Cemac, 365,2 milliards de FCFA ont été encaissés par les banquiers, correspondant à un taux de souscription de 73%.
Une nouvelle opération principale d’injection de liquidités de 450 milliards FCFA sur le marché monétaire, a été annoncée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le 21 avril 2026. Une offre prévue du 23 au 30 avril avec un taux minimum de 4,75 %. Cette adjudication d’une semaine s’inscrit dans une série d’interventions depuis janvier 2026, où la Banque centrale a multiplié les appels d’offres pour soutenir la liquidité bancaire et éviter un resserrement du crédit. L’objectif est de normaliser les taux interbancaires, faciliter le refinancement des établissements et relancer le crédit à l’économie, tout en maintenant des garde‑fous à travers l’exigence de collatéraux et un coût de refinancement positif. Avec un système financier régional encore marqué par des tensions de trésorerie et une inflation sous surveillance, cette opération illustre la volonté de la BEAC de conjuguer soutien conjoncturel et discipline monétaire, afin de préserver la stabilité et d’accompagner la reprise dans la zone CEMAC
Mais, constate-t-on, la demande actuelle de liquidité des banques commerciales dans la CEMAC, reste largement en dessous des niveaux records atteints à partir du mois de septembre 2025 : 650 milliards de FCFA dans la seconde moitié du mois, avant de s’envoler en octobre à 700 puis 800 milliards de FCFA, poussant la banque centrale à relever son offre pour satisfaire cet appétit. La situation semble contraire en ce début d’année 2026, les banques commerciales seraient moins enclines à absorber les offres en liquidités faites par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
Seulement 365,2 milliards de FCFA encaissés sur 500
C’est le cas avec l’offre de liquidité de 500 milliards de FCFA faite la Banque centrale, le 14 avril 2026 qui n’a pas été entièrement captée. Selon les résultats de cette opération, que vient de rendre publique la Banque centrale des six pays de la CEMAC, seulement 365,2 milliards de FCFA ont été encaissés par les banquiers, correspondant à un taux de souscription de 73%. Le relèvement de l’offre de la BEAC, passée de 400 milliards de FCFA fin mars 2026 à 500 milliards de FCFA, le 14 avril 2025, faisait pourtant suite à l’intérêt croissant que montraient les banques commerciales pour la liquidité de la BEAC, depuis quelques semaines. Mais, l’enveloppe de 500 milliards de FCFA proposée semble être au-delà des besoins des banques, traduisant une timidité de la demande du crédit bancaire.
Car, selon les banquiers, en effet, le recours à la liquidité fournie par la banque centrale se fait généralement lorsque le volume de crédits bancaires sollicités par les clients dépasse les disponibilités en trésorerie. Et depuis début 2026, les crédits bancaires dans la CEMAC sont caractérisés par une hausse du coût du financement pour les entreprises, une demande timide malgré un assouplissement de la liquidité par la BEAC, et une restructuration bancaire avec le lancement du bureau d’information sur le crédit (CICA) pour renforcer la transparence. En somme, le marché du crédit en 2026 est plus sélectif, cher, et mieux encadré, avec une prédominance des financements souverains sur le financement du secteur privé.
B. N








