Population-habitat-agriculture-élevage: les opérations de recensement démarrent le 24 avril 2026

Selon un arrêté signé le 6 mars dernier par le Premier, Joseph Dion Ngute, les opérations de collecte mutualisée des données du dénombrement principal du 4e recensement général de la population et de l’habitat et du module de base du recensement général de l’agriculture et de l’élevage se dérouleront du 24 avril au 29 mai 2026.

Après 11 ans d’attente, le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE) devrait enfin démarrer au mois d’avril prochain. Selon un arrêté signé le 6 mars dernier par le Premier, Joseph Dion Ngute, les opérations de collecte mutualisée des données du dénombrement principal du 4e recensement général de la population et de l’habitat et du module de base du recensement général de l’agriculture et de l’élevage se dérouleront du 24 avril au 29 mai 2026.

C’est pourtant le 15 septembre 2005 que Paul Biya a institué le 4e recensement après ceux de 1976 ; 1987 et 2005. Le président de la République avait d’ailleurs inscrit le 4e recensement général de la population et de l’habitat, d’une part, et du recensement général de l’agriculture et de l’élevage, d’autre part, parmi les priorités du gouvernement. Car, il s’agit d’un processus important pour planifier le développement sur une base plus solide, fiable et durable. Pour des experts, la concrétisation du RGAPH-RGAE est indispensable à plusieurs niveaux.  D’abord, il permettrait au gouvernement d’avoir une idée claire des besoins de sa population à partir des détails sur le nombre. La maîtrise de la population jouerait également un rôle important dans les prévisions de croissance économique.

Par ailleurs, à l’ère de la promotion de la politique de l’import substitution, le RGAPH-RGAE permettrait de produire des informations statistiques sur toutes les exploitations de l’agriculture et de l’élevage et leur environnement. Il devrait contribuer à la mise en œuvre d’un Système permanent et intégré des statistiques agropastorales (SPISA). Cet outil, apprend-ton, fournira annuellement les données actualisées sur les projections, les productions et les superficies agricoles, le cheptel et l’aquaculture, les revenus des ménages, leur situation alimentaire et nutritionnelle ainsi que les prix.

Plus de 13,28 milliards de FCFA pour les recensements

Comme le précisait Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, chargé de la Planification, au cours d’une réunion interministérielle présidée, le août 2025 à Yaoundé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, les besoins en financement pour ces opérations s’élèvent à plus de 13,28 milliards de FCFA. Une partie, soit plus de 7 milliards de FCFA, repose sur le Projet régional d’harmonisation des informations statistiques en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale. Le reste, soit plus de 6,26 milliards de FCFA, est pris en charge par le budget de l’Etat. Des dispositions, rassurait-il, ont donc été prises au mois de juin 2025 pour mobiliser ce montant en procédure d’urgence. « Tout est bouclé, les besoins sont connus, les sources de financement sont identifiées. Il est juste question de procéder au décaissement », déclarait Paul Tasong.

B. E

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