Cameroun : comment le C2D soutient l’inclusion financière en milieu rural

Les premiers résultats de la phase pilote de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive (SNFI), à travers la composante 2 du Programme de valorisation et de transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri), financée à hauteur d’environ 4 milliards de FCFA du Contrat de Désendettement-Développement (C2D), ont été présentés à la presse, le 4 décembre 2025 à Yaoundé.

Comme le rappelait encore Berthe Jeanine Tsafack, la Coordonnatrice du Stade-C2D, à l’ouverture de la 15ème édition des Petits déjeuners du C2D autour du thème : « La contribution du C2D à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive (SNFI) », le 4 décembre 2025 à Yaoundé, l’accès au crédit est presque devenu un droit humain fondamental. Mais, ce droit est loin d’être respecté, surtout en milieu rural au Cameroun. Dans l’optique d’inverser cette triste réalité, le gouvernement a mis en place une Stratégie Nationale de Finance Inclusive (SNFI), à travers la composante 2 du Programme de valorisation et de transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri). Laquelle a bénéficié d’un soutien financier à hauteur d’environ 4 milliards de FCFA du Contrat de Désendettement-Développement (C2D).

Grâce à ce financement, 22 Etablissements de microfinance (EMF) partenaires sélectionnés, avec une subvention d’un montant de 409,4 millions FCFA chacun, plafonné à 20% du montant du projet, soit un montant global de 1,637 milliard FCFA, plafonné à 80 millions FCFA par EMF partenaire, ces EMF ont mis en place 6 produits ou mécanismes innovants. Notamment, le warrantage, l’agriculture contractuelle, le crédit-bail, le cautionnement mutuel, les produits de la Finance Islamique et la digitalisation des produits financiers.

Les acquis de la phase pilote

Concrètement, s’agissant du développement du warrantage, l’on note la construction de 11 magasins destinés à stocker les produits agricoles donnés par les producteurs en garantie des crédits accordés ; l’équipement sur subvention du projet, des magasins de warrantage, l’acquisition des autres équipements nécessaires pour le déploiement warrantage : motos pour les visites et la sensibilisation des cibles, tricycles pour le transport des produits agricoles donnés en garantie, des lieux de production aux magasins.

Des équipements ont également été acquis sur subvention, par les EMF, suivant leurs propres procédures de marchés. Pour le développement des autres produits, l’on annonce l’acquisition des équipements nécessaires pour le développement de l’Agriculture contractuelle, du Crédit-bail, du Cautionnement mutuel, des produits de la finance islamique et des produits financiers digitaux. Ces équipements incluent : des motos pour les visites et la sensibilisation des cibles ; des tricycles pour le transport des produits agricoles donnés en garantie, des lieux de production aux magasins ; des serveurs pour le stockage des données.

Résultats à terme

Ce dispositif devrait permettre d’accroître l’accès accru au crédit à au moins 2.500 millions FCFA accordés à au moins 2.500 MPMEA au terme de la phase pilote, le 1er juillet 2027. Mais aussi réduire des risques EMF à un taux d’impayés en dessous de 1,5% du montant total des crédits accordés ; améliorer la gouvernance des EMF, avec un taux de conformité réglementaire d’au moins 60%. Il est aussi envisagé d’atteindre un taux de tenue régulière des réunions des organes de gouvernance de 75%, un taux de transparence financière, avec une régularité dans la production et la transmission des rapports financiers à la COBAC: au moins 75% ; un taux de formation des élus et des membres de la direction générale d’au moins 75% des élus et cadres formés ; un taux de respect des limites interne (seuils réglementaires) et un taux de mise en œuvre des recommandations d’audit, de contrôle interne et des organes de régulation.

Blaise Nnang

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