Route Edéa-Kribi : l’entretien d’urgence plombé par les difficultés financières de l’entreprise SOMAF

Même si l’entreprise reste mobilisée et poursuit ses opérations, le constat sur le terrain fait état d’une réelle asphyxie financière, avec un retard de paiement des décomptes s’élevant à 1 507 660 808  FCFA sur la ligne Fonds routier et de 620 477 301 FCFA sur la ligne du budget d’investissement public (BIP).

La gêne à laquelle sont contraints les usagers de la route Edéa-Kribi, suite à son état de dégradation avancée, n’est donc pas prête de s’estompée. Le parcours de cet itinéraire est devenu laborieux pour les usagers, pour la plupart, des transporteurs venant ou allant au port de Kribi. En effet, dans le but de parer au plus pressé en attendant la contractualisation des entreprises chargés de reconstruire la route Edéa-Kribi, le ministre des Travaux publics, informe-t-on dans ce département ministériel, a entrepris de mener des travaux d’entretien confortatif de cette route, après un contrat passé en octobre 2024.

 Depuis le démarrage des travaux, l’entreprise SOMAF dont le contrat est à la fois financé par le Fonds routier et le Budget d’investissement public (BIP) peine à se mobiliser. Si les travaux effectués au courant de l’année 2025 sur la section Edéa-pont Bivouba ont permis d’améliorer la circulation, sur la section Edéa-Pont Bivouba, il faut encore faire plus, précise-t-on au MINTP.  A date, l’entreprise est mobilisée et poursuit ses opérations, même si le constat sur le terrain fait état d’une réelle asphyxie financière, avec un retard de paiement des décomptes de SOMAF  s’élevant à 1 507 660 808  FCFA sur la ligne Fonds routier et de 620 477 301 FCFA sur la ligne BIP.

Plus grave encore, l’entreprise SOMAF paie également le prix fort de la suspension des paiements au Fonds routier, lesquelles ne rassurent pas. Car, cette suspension est venue davantage relever l’impact négatif de cette mesure sur les capacités de déploiement de l’entreprise, explique-t-on. La mesure exceptionnelle prise par le ministère des Finances (MINFI), et dont les motivations officielles restent inconnues, mais qui selon certaines indiscrétions au MINFI seraient aux tensions de trésorerie, lesquelles auraient imposé le MINFI à opérer des choix, dans la mesure où les ressources disponibles ne pouvaient pas permettre de faire face à tous les engagements, l’un des choix aurait donc été de geler momentanément les paiements du Fonds routier.

Cette suspension des paiements du Fonds routier a donc eu  pour corollaire, des suspensions de payement pour les mois de septembre, novembre et décembre 2025. Ce qui rend impossible le règlement des prestations essentielles au maintien de la circulation sur la route Edéa-Kribi, déplore l’entreprise. Du reste, SOMAF, rassure-t-on, multiplie des efforts pour assurer la circulation, tenant compte des orientations du ministre des Travaux publics. Des instructions ont été données par le maître d’ouvrage aux équipes techniques pour effectuer un relevé exhaustif des dégradations de l’itinéraire, de produire un schéma itinéraire détaillé et de définir une stratégie d’intervention ciblée. Néanmoins, nonobstant ces difficultés, l’entreprise reste mobilisée sur le terrain.

S’agissant du processus de contractualisation des entreprises pour la réalisation des travaux de reconstruction, les avis de non objection du bailleur de fonds, la Banque Africaine de Développement (BAD) restent attendus.

B. N

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