Réseau routier Nord : les consignes du Mintp pour achever les chantiers Mora-Tchakamari et Maroua-Bogo-Pouss

Examinant ces projets routiers inscrits dans le tableau de bord du 2e jour de la revue des projets routiers, Emmanuel Nganou Djoumessi, a insisté, pour la route Mora-Tchakamari, sur la nécessité pour les entreprises de mobiliser effectivement les moyens financiers et logistiques déclarés dans leurs offres, afin de garantir la livraison des travaux dans les délais convenus, et a appelé les entreprises à produire des plannings de mobilisation, sur l’axe Maroua-Bogo-Pouss.
Ce sont des projets d’importance capitale pour la Région de l’Extrême-Nord. Pour les populations de l’Extrême-Nord. L’achèvement de la route Mora-Tchakamari, par exemple, représente une attente forte. Cette infrastructure routière facilitera les échanges commerciaux, améliorera la circulation des personnes et des biens, et renforcera la sécurité dans une zone frontalière sensible. En donnant une impulsion nouvelle à ce projet, le gouvernement réaffirme sa volonté de désenclaver durablement la région et d’accompagner son développement socio-économique. Et, lors de la 2e journée de la revue des projets routiers, le 3 septembre 2025, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, qui a mis un accent particulier sur l’avancement des travaux sur cet axe routier, a insisté sur la nécessité pour les entreprises de mobiliser effectivement les moyens financiers et logistiques déclarés dans leurs offres, afin de garantir la livraison des travaux dans les délais convenus.
Au-delà de cette section, le Ministre a rappelé que ce projet constitue la première étape d’un vaste programme de 178 km répartis en quatre lots devant relier Tchakamari à Kousséri. Les marchés correspondants, approuvés par la Banque mondiale, entreront en vigueur dès octobre 2025. Les entreprises adjudicataires, dont les groupements SOMAF/METAG INSAAT, AA HATLAD/JFA Construction, ZHONGLIN International Construction, ainsi que SOTCOCOG/ STAPORT/SNCE, ont été invitées à soumettre sans délai leurs plannings de mobilisation pour le traitement prioritaire des points critiques identifiés sur leurs lots respectifs conforment aux clauses contractuelles.
Réalisés par l’entreprise SOTCOCOG S.A., sous la supervision technique du groupement Alpha Consult/ACE, ces travaux s’étendent sur un linéaire de 22 km, pour un coût global de 14,62 milliards de FCFA TTC, financés conjointement par l’Association internationale de développement (IDA) et la République du Cameroun. Démarrés le 1er mars 2024, ils sont prévus pour durer 19 mois, y compris 4 mois de prolongation, avec une garantie de 12 mois. À ce jour, l’avancement physique est de 60,47 %, tandis que la consommation des délais atteint 94,11 %, pour un taux de facturation de 62,51 %.
Maroua-Bogo-Pouss : les entreprises appelées à produire des plannings de mobilisation
Les travaux d’aménagement de la route Maroua-Bog-Pouss, dans la région de l’Extrême-Nord, avancent mais nécessitent une meilleure organisation pour être achevés à temps. À ce jour, l’entreprise CGCOC, en charge du lot 1, affiche un taux d’exécution de 51,79 % pour une consommation des délais de 95,16 %, tandis que l’entreprise Xinjiang, chargée du lot 2, enregistre seulement 25,52 % d’avancement pour la même consommation des délais. Face à cette situation, les deux entreprises ont été invitées à produire rapidement des plannings de mobilisation afin d’accélérer la cadence et de rattraper les retards observés.
Malgré les contraintes liées à l’insécurité, aux difficultés d’approvisionnement en carburant et en enrobé, ainsi qu’aux fortes pluies, plusieurs réalisations sont déjà visibles. Il s’agit notamment des travaux préparatoires, de terrassement, de chaussée, des ouvrages hydrauliques et de la protection des berges, tous exécutés à 100 %.
D’un coût respectif de 24,7 milliards FCFA TTC pour le lot 1 et 24,06 milliards FCFA TTC pour le lot 2, ces travaux sont financés conjointement par la Banque Africaine de Développement et l’État du Cameroun. Leur achèvement permettra de faciliter la circulation, de renforcer les échanges économiques et d’améliorer le cadre de vie des populations de l’Extrême-Nord.

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