Région de l’Adamaoua : 13 axes routiers identifiés par le Mintp pour accompagner le Plan Intégré d’Import-Substitution
Ces axes routiers répartis dans les départements du Mbéré et du Djérem, précisément dans les arrondissements de Dir et de Tibati, totalisent un linéaire de 391,46 kilomètres pour un coût global estimé à 15,8 milliards de francs CFA, avec une exécution prévue en trois phases.
13 axes routiers ont donc été identifiés par le ministère des Travaux publics (Mintp) pour la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH). En effet, sur hautes instructions du ministre des Travaux publics, une mission conjointe des responsables techniques du Mintp et du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural a été conduite du 25 mai au 1er juin 2025 dans les départements du Mbéré et du Djérem, en présence des services déconcentrés concernés. Cette mission avait pour objectif principal l’identification des itinéraires routiers devant desservir le projet « Plaine Centrale Agro Parc », en vue de leur aménagement progressif. Car, rappelle-t-on, le désenclavement des bassins de production apparaît comme une condition essentielle à la réussite du projet.
Dans cette dynamique, les travaux de terrain menés avec l’implication du Minader, en collaboration avec les autorités administratives et traditionnelles locales, ont permis de recueillir l’adhésion des communautés, qui ont salué l’initiative du Minader et relevé le caractère structurant du projet, appelé à stimuler le développement local et à contribuer de manière significative à l’accélération de la croissance économique. Ces travaux ont également conduit à l’identification de 11 tronçons dans l’arrondissement de Dir, notamment Kaladji, Békasiki, Badjer, Koundé, Bindjiba, Bassoua, Malingara, Kela-Sami et Bogodo, ainsi que de deux tronçons dans l’arrondissement de Tibati, à savoir Mbellassom et Ngatt, tous orientés vers des zones forestières ou des sites de production. Ces axes traversent des zones à fort potentiel agropastoral et constituent des itinéraires stratégiques pour l’acheminement des productions locales vers les marchés. Pour l’année 2026, le Mintp, apprend-on, a d’ores et déjà budgétisé des ressources afin de lancer les premières interventions sur les tronçons prioritaires.
Lancé en 2024, le PIISAH s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 et vise à réduire durablement le déficit de la balance commerciale du Cameroun par la promotion de la production locale et l’amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires. Le programme met un accent particulier sur la sécurisation des terres agricoles, ainsi que sur le renforcement des chaînes de production, de transformation et de commercialisation dans les principales filières agropastorales et halieutiques.
B. N








