Education de Base : les propositions du CEFAN pour une véritable gratuité

La Cameroon Education For All Network (CEFAN), a donné à propos un point de presse, le jeudi 20 novembre 2025 à Yaoundé par son groupe thématique « Gouvernance et Financement de l’Education » (GFE). Cette ONG a présenté les principaux résultats d’une enquête menée sur la problématique de la gratuité de l’éducation publique de base (préscolaire et primaire) au Cameroun.

Le constat de l’Organisation non gouvernementale (ONG), Cameroon Education For All Network (CEFAN) est clair : la gratuite au niveau de l’Education de Base reste partielle, pour ne pas dire « un slogan ». Les frais d’inscription sont officiellement supprimés, mais les frais d’Association des parents d’élèves et d’enseignants (APEE) restent encore existants et exorbitants, ainsi que d’autres frais. Conséquence, le taux brut de préscolarisation reste très faible : 40%, soit 4 enfants seulement sur 10 ayant accès à la maternelle ; les dispositifs publics demeurent insuffisants (paquet minimum, caisse d’avance, etc.) et il en résulte une dégradation de l’encadrement due à l’augmentation du recours aux maîtres et maitresses de parents… Ces principaux résultats d’une enquête menée sur la problématique de la gratuité de l’éducation publique de base (préscolaire et primaire) au Cameroun, ont été aux médias, le jeudi 20 novembre 2025 à Yaoundé, lors d’un point presse de son groupe thématique « Gouvernance et Financement de l’Education » (GFE).

Pour inverser cette situation, après ces constats, le CEFAN et ses partenaires plaident pour une véritable gratuité au préscolaire, incluant la suppression de tous les frais directs et indirects ; la fourniture gratuite de manuels et tenues scolaires des enfants du préscolaire et du primaire. Pour cela, ils recommandent de finaliser une étude sur le financement durable de la gratuité ; élargir le groupe national de plaidoyer ; mettre en place un Observatoire indépendant de l’éducation et adopter une loi nationale sur le financement de l’éducation au Cameroun.

Pour financer ces recommandations, le CEFAN et ses partenaires proposent entre autres, de mettre en place une taxation sur les produits manufacturés et agroalimentaires ; une taxation des ressources naturelles ; recourir à la responsabilité sociétale des entreprises et une contribution de 1% du salaire mensuel des travailleurs…

B. N

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