Budget de l’Etat : les principaux objectifs budgétaires de 2026 déclinés par le Minfi

Pour le ministre des Finances, louis Paul Motaze, les objectifs budgétaires du budget de l’Etat du Cameroun lancé officiellement, le 13 janvier 2026 à Ngaoundéré, la capitale régionale de l’Adamaoua, demeurent la soutenabilité de la croissance économique et le développement social en 2026.

Ce n’est donc pas un événement anodin : le lancement officiel du budget de l’Etat. Pour cet exercice budgétaire 2026, c’est la ville de Ngaoundéré, la capitale régionale de l’Adamoua qui a eu l’insigne honneur d’abriter cet événement. Une cérémonie qui vise précisément à accompagner la compréhension des acteurs sur les innovations de la Loi de Finances 2026 de la République du Cameroun, explique-t-on. Après le mot de bienvenue, du Maire de la Ville de Ngaoundéré, Bobbo Salihou, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze est revenu sur le choix de la Ville de Ngaoundéré, en indiquant que ce choix n’est pas un choix anodin. Il contribue à une idée précise du président de la République pour arroser les espoirs de développement des communautés nationales. Il a félicité les autorités et les populations locales pour la stabilité qui a prévalu dans un contexte post-électoral sous diverses tensions. La paix et la cohésion sociale sont consacrées et sacrées, pour un développement harmonieux.

S’agissant des objectifs budgétaires de l’exercice 2026, Louis Paul Motaze a indiqué qu’ils demeurent la soutenabilité de la croissance économique et le développement social en 2026. Ils consacrent aussi un renforcement de la décentralisation pour accroître les recettes fiscales des collectivités territoriales décentralisées. Des mécanismes spécifiques ont été mis en place dans ce sens, pour une collecte efficace des ressources et un renversement régulier de celles-ci auprès des communes.

Pour ce qui des dispositions douanières et fiscales, elles concourent notamment au développement des secteurs prioritaires de l’économie nationale : agriculture, pêche, aquaculture, élevage. Des exonérations fiscales et douanières sont prévues à cet effet. Elles traduisent une valeur ajoutée aux pôles économiques stratégiques, dans la perspective d’assurer l’approvisionnement local des populations et d’investir les marchés transfrontaliers.

Le Minfi a mis insisté sur les nombreux projets inscrits dans la feuille de route du gouvernement en 2026. Il a rappelé les fondamentaux basiques de la gestion budgétaire et comptable pour une dépense publique rationnelle. Tout en saluant le dynamisme des acteurs impliqués dans la gestion des enveloppes des précédents exercices. Il invite les uns et les autres à prendre leur responsabilité professionnelle et patriotique, dans le but de garantir une bonne exécution de la dépense publique en 2026. Il prescrit en outre, célérité, respect des règles éthiques et déontologiques, suivi-évaluation des procédures, professionnalisme et collaboration.

Avant le discours de lancement du Minfi, des exposés techniques ont été présentés sur les innovations budgétaires de 2026. Notamment, la circulaire budgétaire 2026 : Exécution, suivi et contrôle – par le DCOB ; les Réformes fiscales : Nouveautés et mesures – par la DGI ; la Modernisation douanière : Innovations et dispositifs – par la DGD ; le Budget d’Investissement Public (BIP) : Présentation – par le MINEPAT ; la Contractualisation publique : Nouvelles procédures – par le MINMAP. Le tout suivi par une séance d’échanges modérée par le Minfi.

Blaise Nnang

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