Autoroute Yaoundé-Douala, phase 2 : la libération des emprises bloque l’avancement du projet

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou DjoumessI, a présidé le 10 février 2026, une importante concertation consacrée à la libération de l’emprise réglementaire des travaux sur la section comprise entre les points kilométriques 89 et 100, dans le département de la Sanaga-Maritime.

Au ministère des Travaux publics, des diligences sont menées en vue accélérer les procédures d’expropriation et à lever les derniers obstacles au démarrage effectif des travaux de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala. Au-delà des diligences liées à la finalisation de la mise en place du financement et des contraintes relatives à la libération des emprises côté Nyong-Et-Kelle, le ministre des Travaux publics multiplie les efforts pour voir les travaux de la phase 2 démarrer  sur le terrain. Pour cela, des mesures engagées sont en cours, pour libérer les emprises côté Sanaga Maritime et permettre ainsi le lancement des terrassements.

C’est d’ailleurs, dans cette perspective que le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé, le 10 février 2026, une importante concertation consacrée à la libération de l’emprise réglementaire des travaux sur la section comprise entre les points kilométriques 89 et 100, dans le département de la Sanaga-Maritime. Une concertation, tenue en présence des représentants du MINDCAF, du MINEPAT, de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) et des autorités administratives locales.

La libération des emprises, longtemps attendue par les populations et les entreprises constitue en effet l’un des principaux freins à l’avancement du projet. Pour y apporter des solutions concrètes, des mesures concrètes ont été prises. Ainsi, l’entreprise CFHEC a procédé, à la fin du mois de janvier 2026, au virement de 170 307 975 FCFA à la CAA pour le paiement par anticipation des indemnisations des populations impactées, conformément à la dérogation prévue par l’instruction du Premier ministre du 21 février 2018, a-t-on appris.

 Le Préfet de la Sanaga-Maritime a été instruit de poursuivre la sensibilisation des riverains, tandis que la CAA a engagé la procédure de mise à disposition des ressources, sous réserve des diligences administratives requises. L’on précise que dans la Sanaga Maritime, les indemnisations s’élèvent à moins de 500 millions de FCFA, sur un linéaire de près de 45 km, alors que dans le Nyong-Et-Kelle, les indemnisations sont chiffrées à près de 3 milliards de FCFAA sur moins de 40 km

S’agissant de l’avancement du projet sur le terrain, l’on informe que  l’entreprise CFHEC et le laboratoire LABOGENIE sont déjà mobilisés pour les investigations géotechniques, tandis que le MINEPAT a été saisi pour l’avis du Comité national de la dette publique pour finaliser le financement de la section PK 60–PK 100. De son côté, le MINDCAF a été chargé d’accélérer les concertations relatives aux dossiers fonciers en attente.

Au cours des échanges, la question du financement des travaux a également été abordée. Et, l’on a appris que les diligences sont en cours et quasiment maturées pour la mobilisation des ressources auprès de la Standard Chartered Bank et Eximbank, signe de la détermination du gouvernement à sécuriser les financements nécessaires malgré un contexte budgétaire contraignant.

B. N

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