MOCAQ : des précisions sur la feuille de route du premier quinquennat
Lors du lancement officiel de ses activités, le 24 juin dernier à Yaoundé, le Mouvement camerounais de la qualité (MOCAQ), a présenté sa feuille de route, avec des objectifs stratégiques chiffrés à l’horizon 2025.
Le Mouvement camerounais de la qualité (MOCAQ) a donc officiellement lancé ses activités et les membres de son bureau exécutif installés dans leurs fonctions. C’était, le 24 juin dernier, au cours d’une cérémonie présidée par l’Inspecteur général du ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique, représentant personnel du Ministre Fuh Calixtus Gentry. Une occasion pour Martin Yankwa, le président de ce Mouvement de décliner son ambition qui est de faire du Cameroun, un pays émergent, locomotive de la qualité en Afrique centrale, en propulsant des entreprises et des institutions compétitives, innovantes et créatrices de richesse durable.
De cette feuille de route, il ressort que la sensibilisation occupe une place prépondérante. Avec notamment, pour les consommateurs, l’on devrait s’attendre à la sensibilisation chaque semaine sur la culture qualité. Avec les alertes sur les produits de non qualité à éviter, car nocifs pour la santé humaine et la survie des entreprises.
Pour les entreprises, le MOCAQ entend accompagner 25 entreprises à la certification internationale entre 2026 et 2030. Concernant la formation, ce mouvement entend former un minimum de 150 entreprises pendant la période. Pour ce faire, il sera créé un club qualité dans chaque entreprise membre du Mouvement, et ce club sera initié aux normes 5S, Kaizen et notamment ISO 9001, en vue de la certification internationale. Egalement, le MOCAQ entend organiser le Prix national de la qualité.
Pour les Universités, le MOCAQ prévoit la mise en place d’un module de formation de 20 heures sur les fondements et fondamentaux de la qualité dans chaque Université ou IPES membre. Mais aussi, créer des clubs qualité pour étudiants. L’on n’oublie pas la création des clubs d’assurance-qualité pour l’administration universitaire et leur initiation à la norme Iso 21 001 d’assurance-qualité dans l’enseignement supérieur. Et enfin, l’organisation du Prix de la performance académique.
Pour la protection et le développement industriel en particulier, et économique en général, le MOCAQ entend proposer aux institutions chargées de la qualité, les règlements et normes sanitaires, phytosanitaires, épizootiques, environnementaux et administratifs susceptibles de limiter l’importation des produits hors normes et propulser ainsi la production locale. Un vaste chantier en somme.
B. N








