Autoroute Yaoundé-Douala, phase 2 : l’entreprise CFHEC se déploie pour le deforestage des emprises

Après le payement des indemnisations achevé le 23 mars dernier dans l’arrondissement de Pouma, l’entreprise CFHEC a démarré, le 24 mars 2026 au point kilométrique 99 + 580, le deforestage des emprises, avec plusieurs engins mobilisés à cet effet.

C’est donc une avancée importante dans la mise en œuvre du projet de construction de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala. Depuis le 23 mars dernier, après le payement des indemnisations dans l’arrondissement de Pouma, département de la Sanaga Maritime, l’entreprise chinoise, CFHEC en charge de ces travaux, a effectivement démarré, le 24 mars 2026 au point kilométrique 99 + 580, le deforestage des emprises, avec plusieurs engins mobilisés à cet effet. Egalement, l’équipe-projet s’attelle à finaliser le chronogramme de déploiement de l’entreprise, conformément aux orientations du ministre des Travaux publics. La priorité pour l’entreprise consiste à achever le déforestage le long de la zone libérée dans la Sanaga Maritime. Les opérations de deforestage ainsi lancée au point kilométrique 99+850 dans la Sanaga Maritime, constitue une avancée majeure dans la mise en œuvre effective de ce projet retardée par des revendications liées au paiement des indemnisations des populations impactées par ce projet. Le Maître d’ouvrage pour sa part, poursuit les procédures de dégagement des emprises, de même que celles devant aboutir à la contractualisation de la mission de contrôle.

Lors d’un pointage fait par le MINTP sur le site de ce projet, le 30 mars dernier, l’on informe que la dynamique observée il y a une semaine avec le démarrage de cette étape reste la même sur le terrain. Les équipes de l’entreprise CFHEC, en charge des travaux, sont mobilisées au point kilométrique 99+00 dans la Sanaga Maritime, à l’effet de poursuivre le déforestage des zones déjà libérées. Il convient de préciser que le Préfet du département susmentionné a entièrement procédé au paiement des indemnisations et que les personnes impactées libèrent progressivement les lieux.

Des retards du fait des indemnisations

Lancés en octobre 2024, les travaux de la phase 2 du projet d’autoroute Yaoundé-Douala, sur le tronçon Bibodi-Douala étaient jusque-là à l’arrêt, les habitants exigeant le paiement intégral de leurs indemnités avant la libération des terres et le début des travaux de la China First Highway Engineering Company (CFHEC. Sur les 28 premiers kilomètres, l’entreprise CFHEC, en charge de l’exécution du projet, faisait face à des contestations des riverains, qui réclamaient le paiement des indemnisations. Ces travaux de déforestage paralysés sont pourtant cruciaux pour libérer l’espace destiné à la chaussée et aux infrastructures associées, tout en garantissant l’accès aux chantiers et la sécurité des opérations.

Pour tenter de désamorcer la crise, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’était rendu, le 14 février 2025 à Bibodi, dans le département du Nyong-et-Kellé (région du Centre). Sur place, il a rencontré les populations concernées par la phase 2 du projet. Lors des échanges, les riverains avaient exprimé leurs préoccupations sur l’évaluation et la compensation des dommages. Ils exigeaient le paiement effectif des indemnisations avant toute reprise des travaux. Le Ministre avait tenu à les rassurer en affirmant qu’aucun bien ne serait détruit sans indemnisation préalable. Il avait également exhorté les populations à soutenir le projet, en insistant sur les bénéfices socio-économiques que l’autoroute apportera aux localités traversées.

Et, dès le 19 mars dernier, sur les 67 personnes concernées par cette opération, 60 ont reçu leurs chèques d’un montant total de 147 438 325 FCFA. L’absence de 7 personnes avait été notée et des dispositions ont prises pour la distribution de leurs chèques. Ces opérations d’indemnisations se sont donc achevées, le 23 mars dernier.

B. N

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