Port de Douala : Dion Ngute prône l’apaisement sur le litige du scanning des marchandises
Dans une correspondance du Secrétaire général des Services du Premier ministre adressée au Directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), le Chef du gouvernement, tout en demandant au DG du PAD de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la reprise, par la société SGS Scanning Cameroun S.A, des activités d’inspection par scanner sur la plateforme portuaire, dès le vendredi 30 janvier 2026, le Premier ministre a invité le DG du PAD à bien vouloir engager une procédure régulière, strictement conforme aux textes en vigueur, dans l’hypothèse à un autre opérateur des prestations de scanning sur le trafic non couvert par la société SGS Scanning Cameroun S.A.
C’est la solution de la sagesse, celle de l’apaisement : couper la poire en deux. C’est cette option que le Premier ministre, Chef du gouvernement a finalement opté pour régler le litige opposant la société SGS Scanning Cameroun S.A et Transatlantic D S.A, concernant les activités d’inspection par scanner sur la plateforme portuaire de Douala. Dans une correspondance en date du 30 janvier 2026, du Secrétaire général des Services du Premier ministre adressée au Directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), le Chef du gouvernement, tout en demandant au DG du PAD de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la reprise, par la société SGS Scanning Cameroun S.A, des activités d’inspection par scanner sur la plateforme portuaire, dès le vendredi 30 janvier 2026, le Premier ministre a invité le DG du PAD, Cyrus Ngo’o à bien vouloir engager une procédure régulière, strictement conforme aux textes en vigueur, dans l’hypothèse à un autre opérateur des prestations de scanning sur le trafic non couvert par la société SGS Scanning Cameroun S.A.
SGS maintenu au port de Douala
Au PAD, la Société générale de surveillance (SGS) va donc poursuivre les activités de scanning de marchandises. Ce service était depuis janvier 2026 assuré par Transatlantic D SA dans le cadre d’une concession signée avec le PAD pour une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’autorité portuaire arguait que le contrat de SGS signé en 2015 pour une durée de dix ans était arrivé à terme. Mais pour le gouvernement, le PAD a procédé à une « rupture abusive » de ce contrat selon les termes employés par le ministre des Transports, au sortir d’une réunion d’urgence convoquée par le Premier ministre à Yaoundé, le 29 janvier dernier.
« Le problème naît d’un contrat qui a été signé en 2015 par le gouvernement de la République, représenté par le ministre des Finances, et la Société Générale de Surveillance. Cette convention a une durée d’une dix ans, qui devait donc prendre effet et s’achever dix ans après. Mais à l’intérieur de cette convention, il est prévu que la validité, la mise en exploitation effective, c’est à partir du moment où on a installé le quatrième conteneur. Le quatrième conteneur ayant été installé en 2022, c’est de là où naît la date à partir de laquelle on peut compter les dix ans. Donc le gouvernement a signé, pour résumer, un contrat avec SGS en 2015, qui a pris effet dans son applicabilité en 2022, et c’est un contrat qui court jusqu’en 2032 », a indiqué Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, le ministre des Transports, tutelle technique du Port Autonome de Douala.
Seul le gouvernement peut annuler le contrat de SGS
Des sources internes au PAD font savoir qu’une annexe de ce contrat de partenariat public-privé avec l’État du Cameroun fixait plutôt la livraison du dernier équipement de SGS avant la fin de l’année 2015. Quel que soit le cas, le gouvernement estime que le PAD n’était pas en droit de résilier le contrat de SGS ni d’attribuer cette activité à un autre opérateur. « Nous avons constaté avec le Premier ministre, que le contrat ayant été signé par le gouvernement, il ne revenait pas à un autre opérateur, en l’occurrence le port autonome de Douala, de l’annuler. L’autorité, à même d’annuler ce contrat-là, c’est le gouvernement lui-même. La deuxième chose, quand bien même il y aurait une modification à apporter, par exemple intégrer un autre opérateur, en l’occurrence la société transatlantique, il ne revient pas au Port Autonome de Douala de signer avec l’opérateur, mais de porter ses desiderata à l’autorité tutelle technique, tutelle financière, qui répercute ce soir au Premier ministre, qui posera son visa », a martelé Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe.
Il faut dire qu’au lendemain de la signature du contrat entre le PAD et Transatlantic, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze avait instruit au DG du PAD, de s’en tenir au contrat avec SGS. Mais, Transtlantic D a poursuivi son déploiement dans l’enceinte du port, tandis que SGS clamant sa légitimité n’a pas quitté les lieux. Une situation qui mettait les opérateurs économiques dans l’embarras.
Blaise Nnang








