Autoroute Yaoundé-Douala, phase 2 : plus de 147 millions pour indemniser les riverains dans la Sanaga-Maritime
Dans le but de lancer les travaux de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala dans la Sanaga-Maritime, le Préfet de cette unité administrative a procédé, le 19 mars 2026, au paiement des indemnisations des riverains affectés entre le point kilométrique 89 et le point kilométrique 100.
Peut-être qu’on s’achemine enfin vers le lancement des travaux de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala. Le non-paiement des indemnisations qui constituait jusque-là un blocage pour le début des travaux est en passe d’être levé. Du moins, pour ce qui est des riverains des emprises autoroutières dans la Sanaga-Maritime, ils sont en train de passer à la caisse. Le Préfet de ce département, a en effet procédé, le 19 mars 2026, au paiement des indemnisations des riverains affectés entre le point kilométrique 89 et le point kilométrique 100.
Sur les 67 personnes concernées par cette opération, 60 ont reçu leurs chèques d’un montant total de 147 438 325 FCFA. L’absence de 7 personnes a été notée et des dispositions, informe-t-on, seront prises pour la distribution de leurs chèques. L’opération s’est déroulée dans la salle de conférence de la Préfecture d’Edéa, sous la supervision et le contrôle du Préfet de la Sanaga Maritime et de son staff, en présence des chefs de villages impactés, des représentants des administrations en charge du Cadastre, de l’Agriculture, de l’Eau et de l’Energie, des Travaux publics et de quelques élites, entre autres.
Lancés en octobre 2024, les travaux de la phase 2 du projet d’autoroute Yaoundé-Douala, sur le tronçon Bibodi-Douala sont à l’arrêt, les habitants exigeant le paiement intégral de leurs indemnités avant la libération des terres et le début des travaux de la China First Highway Engineering Company (CFHEC. Sur les 28 premiers kilomètres, l’entreprise Cfhec, en charge de l’exécution du projet, fait face à des contestations des riverains, qui réclament le paiement des indemnisations. Les travaux de déforestage paralysés sont pourtant cruciaux pour libérer l’espace destiné à la chaussée et aux infrastructures associées, tout en garantissant l’accès aux chantiers et la sécurité des opérations.
Pour tenter de désamorcer la crise, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’était rendu le 14 février 2025 à Bibodi, dans le département du Nyong-et-Kellé (région du Centre). Sur place, il a rencontré les populations concernées par la phase 2 du projet. Lors des échanges, les riverains avaient exprimé leurs préoccupations sur l’évaluation et la compensation des dommages. Ils exigeaient le paiement effectif des indemnisations avant toute reprise des travaux. Le ministre avait tenu à les rassurer en affirmant qu’aucun bien ne serait détruit sans indemnisation préalable. Il avait également exhorté les populations à soutenir le projet, en insistant sur les bénéfices socio-économiques que l’autoroute apportera aux localités traversées.
B. E








